Auteur/autrice : Association Les Rives de la Durenque

  • Aguigui Mouna

    Le poète rebelle des rues de Paris

    Parmi les figures insolites qui ont traversé le XXe siècle français, Aguigui Mouna occupe une place à part. Philosophe de rue, agitateur poétique, écologiste avant l’heure et pacifiste convaincu, il a fait de sa vie une performance permanente destinée à réveiller les consciences. Derrière ses slogans humoristiques et son allure extravagante se cachait une pensée profondément humaniste et visionnaire.


    Description
    Français : Aguigui Mouna – né André Dupont
    (1911 – 1999)

    devant le Centre Pompidou – Juillet 1984
    Date 15 July 1984
    Source Own work
    Author UBothFr91
    This file is licensed under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.

    Né André Dupont en 1911 en Haute-Savoie, dans un milieu rural modeste, Mouna connaît très tôt la pauvreté et les difficultés de la vie. Orphelin jeune, il grandit dans un environnement rude qui forge son regard critique sur la société. Très tôt, il développe une méfiance envers l’autorité, les hiérarchies et la violence institutionnelle.

    Après plusieurs métiers précaires et une expérience dans la Marine qui se termine mal, il traverse les bouleversements politiques de son époque. Il adhère un temps au Parti communiste français après la Seconde Guerre mondiale, avant de s’en éloigner rapidement, refusant toute forme de discipline idéologique. Cette rupture marque le début d’un parcours totalement indépendant.

    Dans les années 1950, il adopte définitivement le nom d’Aguigui Mouna. À partir de ce moment, il transforme la rue en scène publique. Vêtu de vêtements bariolés, circulant à vélo chargé de pancartes, de réveils ou d’objets insolites, il interpelle les passants avec humour et poésie. Son objectif n’est pas seulement de divertir : il veut provoquer la réflexion.

    Mouna devient particulièrement célèbre durant Mai 68. Alors que Paris est traversé par les manifestations étudiantes et ouvrières, il apparaît comme une figure libre et inclassable. Contrairement aux organisations politiques traditionnelles, il refuse les dogmes et préfère l’ironie à la violence. Certains militants le considèrent comme folklorique, mais beaucoup reconnaissent chez lui une forme rare de liberté d’expression.

    Ce qui rend aujourd’hui Aguigui Mouna particulièrement moderne, ce sont ses combats écologiques. Bien avant que l’écologie politique ne devienne un sujet majeur, il dénonçait déjà la société de consommation, l’invasion automobile, le nucléaire et la destruction de la nature. Avec ses slogans comme « Des vélos, pas trop d’autos » ou « L’énergie musculaire, l’énergie la moins chère », il annonçait des préoccupations devenues centrales plusieurs décennies plus tard.

    Pacifiste radical, il participe également à des actions antimilitaristes et non violentes. Pour lui, l’humour représentait une arme politique. Il affirmait qu’il fallait « se battre à coups d’éclats de rire », convaincu que la dérision pouvait désamorcer la haine et les violences sociales.

    Au-delà du personnage excentrique, Mouna incarnait une critique profonde de la modernité. Il dénonçait les médias de masse, l’obsession de la rentabilité et l’uniformisation des comportements. Son mode de vie volontairement simple était déjà une forme de résistance à la société de consommation.

    Aujourd’hui encore, son héritage demeure vivant dans les mouvements alternatifs, écologistes et libertaires. Beaucoup voient en lui un précurseur de la décroissance et des nouvelles formes de militantisme artistique. Son parcours rappelle qu’il est possible de faire de la poésie un acte politique et de transformer l’espace public en lieu de réflexion collective.

    Aguigui Mouna n’a jamais dirigé de parti, ni écrit de grand traité philosophique. Pourtant, il a marqué des générations par sa présence, son humour et son refus permanent de la résignation. À travers ses déambulations dans les rues de Paris, il aura tenté toute sa vie de réveiller les consciences sans perdre le sourire.

    Sources

    • Wikipédia – « Aguigui Mouna »
    • Encyclopædia Universalis – dossier Mai 68
    • RTL – émission consacrée à l’héritage de Mai 68
    • Le Jardin aux chansons qui bifurquent – article sur Aguigui Mouna et Mai 68
    • Libres Commères – « À la mémoire d’Aguigui Mouna »

    reportage de Sylvie Coma du 15 décembre 1993 en mémoire de Mouna Ecouter Mouna

    
    
    
    
    

    Source : https://la-bas.org

  • Veille Durenque : un engagement citoyen pour la protection du vivant

    Veille Durenque : un engagement citoyen pour la protection du vivant

    Veille Durenque est un dispositif participatif qui permet à chaque habitant de devenir acteur de la préservation de la rivière Durenque et de son environnement. Ce réseau citoyen repose sur une idée simple : observer, signaler et agir collectivement pour protéger la biodiversité locale et maintenir la qualité des milieux naturels.

    Pour rejoindre la communauté et participer aux actions, accédez au groupe Facebook privé :
    https://www.facebook.com/groups/veilledurenque

    Ce groupe constitue un espace d’échange, de vigilance et de mobilisation locale autour des enjeux environnementaux.

    Observer, alerter et agir pour la Durenque

    Veille Durenque a pour objectif de renforcer la surveillance environnementale locale et la protection de la biodiversité. Le projet permet notamment de :

    • protéger la faune et la flore locales
    • détecter rapidement les pollutions et dégradations
    • identifier les espèces invasives
    • mobiliser les habitants autour d’actions concrètes
    • développer une culture écologique locale

    Chaque contribution améliore la réactivité face aux problématiques environnementales.

    Une veille citoyenne organisée en trois actions

    Surveiller : la vigilance locale

    Le cœur du dispositif repose sur les observations des bénévoles. Chacun peut signaler :

    • la présence de frelons asiatiques
    • des animaux sauvages blessés
    • des pollutions (eau, déchets, produits)
    • des dégradations des berges

    Cette vigilance collective permet une détection rapide et efficace.

    Alerter et coordonner

    Les signalements sont centralisés et analysés par l’association, qui assure :

    • la mise en relation avec les acteurs compétents
    • le suivi des situations
    • la coordination des interventions

    Ce rôle garantit des actions adaptées et sécurisées.

    Agir sur le terrain

    Veille Durenque propose des actions concrètes :

    • opérations de nettoyage des berges
    • actions en faveur de la biodiversité
    • ateliers pédagogiques
    • chantiers participatifs

    L’objectif est de transformer l’observation en actions utiles et visibles.

    Une communauté locale ouverte à tous

    Le réseau Veille Durenque s’adresse à tous : habitants, promeneurs, pêcheurs, randonneurs, familles et jeunes. Aucun niveau d’expertise n’est nécessaire.

    Les bénévoles peuvent participer de différentes manières :

    • en tant que sentinelles pour observer et signaler
    • en participant aux actions de terrain
    • en relayant les informations autour d’eux

    Un kit simple permet d’accompagner chaque participant dans son engagement.

    Un fonctionnement simple et efficace

    Le dispositif repose sur un cycle d’action clair :

    • observation
    • signalement
    • analyse
    • action
    • communication

    Ce fonctionnement garantit une réponse rapide et cohérente sur le terrain.

    Une identité locale forte et engagée

    Veille Durenque s’appuie sur une identité accessible et incarnée, notamment à travers Durenquette, figure du projet qui renforce la proximité avec les habitants et facilite la sensibilisation.

    Des supports visibles sur le territoire (panneaux, affiches, outils bénévoles) permettent de renforcer la présence du dispositif et sa crédibilité.

    Un engagement responsable

    La sécurité est une priorité. Certaines situations nécessitent l’intervention de professionnels.

    Il est essentiel de :

    • ne pas intervenir seul sur les animaux sauvages
    • ne pas manipuler sans formation
    • privilégier les signalements aux actions risquées

    Ce cadre garantit un engagement sérieux et sécurisé.

    Rejoindre Veille Durenque

    Le groupe Facebook privé est au cœur du dispositif. Il permet de partager les observations, suivre les actions et participer activement à la protection de la rivière Durenque.

    Rejoindre Veille Durenque, c’est s’engager dans une démarche locale, concrète et accessible pour protéger la biodiversité et le vivant.

    Voir en plein écran

  • Découvrir le Tarn autrement : une randonnée itinérante au cœur du Sidobre

    Et si vous preniez le temps de redécouvrir notre territoire autrement ?
    Entre vallées, forêts et chaos granitiques spectaculaires, le Sidobre offre un cadre unique pour une randonnée itinérante douce et immersive.

    À proximité des Rives de la Durenque, un itinéraire permet de traverser ce territoire emblématique en plusieurs étapes, au plus près de la nature et des habitants.

    Une immersion au cœur du Sidobre

    Le parcours du Sidobre vous emmène à la découverte de paysages remarquables :

    • formations rocheuses emblématiques
    • forêts et sentiers ombragés
    • petits villages de caractère
    • rivières et zones naturelles préservées

    Un environnement unique, façonné par la pierre et le temps.

    Une randonnée accessible et progressive

    L’itinéraire proposé se déroule sur plusieurs jours et permet une progression adaptée :

    • Distance totale : environ 60 à 80 km (selon variantes)
    • Dénivelé cumulé : environ 1 500 à 2 000 m
    • Durée : 4 à 6 jours de marche
    • Niveau : accessible à des marcheurs réguliers

    Chacun peut adapter son parcours selon son rythme.

    Des étapes humaines et locales

    Tout au long du parcours, plusieurs points d’accueil permettent de faire étape :

    • Environ 6 à 10 lieux d’accueil paysans
    • hébergements à taille humaine
    • découverte de productions locales
    • échanges avec les habitants

    Une randonnée basée sur la rencontre et le partage.

    Une carte proposée par l’association

    Afin de faciliter cette découverte, l’association des Rives de la Durenque met à disposition une carte du parcours du Sidobre.

    Cette carte a été réalisée à partir des traces GPX officielles, mises à disposition sur le site de référence.

    Elle permet :

    • de visualiser clairement l’itinéraire
    • de préparer ses étapes
    • de suivre le parcours sur le terrain

    Vous êtes acteur de la culture ou du tourisme ?

    Vous proposez un lieu, une activité ou un accueil en lien avec notre territoire ?

    Vous pouvez nous contacter pour être référencé sur notre carte de randonnée, réalisée à partir des tracés proposés par Accueil Paysan.

    L’objectif est de valoriser les initiatives locales et de faire découvrir aux randonneurs la richesse culturelle, artisanale et touristique des Rives de la Durenque et de ses alentours.

    N’hésitez pas à nous écrire pour en savoir plus et rejoindre la carte.

    Une autre manière de découvrir le territoire

    Cette randonnée est une invitation à :

    • ralentir
    • observer
    • rencontrer
    • comprendre le territoire
    • Une expérience simple et authentique, accessible à tous.

    Voir en plein écran

    Source officielle

    Pour consulter les informations complètes et télécharger les tracés GPX :
    https://www.accueil-paysan.com/fr/chercher-un-accueil/randos-paysannes-itinerance-douce-france/traces-tarn/

  • rondo

    [sgpx gpx= »/wp-content/uploads/gpx/Cirkwi-Rando_Paysanne_Sidobre-Parc_Haut_Languedoc__de_4_jrs.gpx »]

  • Piège à frelon asiatique : une solution sélective pour protéger les abeilles

    Face à la présence croissante du frelon asiatique sur notre territoire, de nombreuses initiatives voient le jour pour limiter son impact. Parmi elles, l’utilisation de pièges peut être utile… à condition qu’ils soient bien conçus.

    Car un piège mal adapté peut avoir l’effet inverse et nuire à la biodiversité. L’enjeu est donc simple : cibler le frelon asiatique sans piéger les insectes utiles, notamment les abeilles.

    Pourquoi faut-il protéger les abeilles ?

    Les abeilles ne sont pas attirées naturellement par les pièges destinés aux frelons. Elles recherchent avant tout :

    • le nectar des fleurs
    • les ressources naturelles
    • des milieux vivants

    Cependant, elles peuvent être piégées accidentellement si :

    • les appâts sont trop sucrés
    • le piège ne permet pas de ressortir
    • le dispositif n’est pas sélectif

    Il est donc essentiel d’utiliser des pièges conçus intelligemment.

    Le principe d’un piège sélectif

    Un bon piège repose sur une idée simple :

    laisser entrer le frelon asiatique, permettre aux autres insectes de sortir

    Ce principe permet de limiter fortement l’impact sur les abeilles et la biodiversité.

    Un détail qui fait toute la différence

    L’efficacité d’un piège dépend en grande partie de la taille de ses ouvertures :

    • des entrées adaptées permettent au frelon d’entrer
    • des sorties plus petites permettent aux insectes utiles de s’échapper

    Ce système rend le piège plus respectueux de l’environnement.

    Un appât à choisir avec précaution

    Le choix de l’appât est déterminant.

    Un bon appât doit :

    • attirer le frelon asiatique
    • éviter d’attirer les abeilles

    Certains mélanges à base de fermentation sont plus adaptés, tandis que les préparations trop sucrées sont à éviter car elles attirent de nombreux insectes.

    Les erreurs fréquentes

    Certains pièges peuvent devenir nuisibles s’ils sont mal utilisés :

    • absence de système de sortie
    • ouvertures inadaptées
    • utilisation en continu toute l’année
    • installation sans observation préalable

    Dans ces cas, le piège devient un danger pour la biodiversité locale.

    Un usage raisonné

    Le piégeage peut être utile, notamment :

    • au printemps, pour limiter les débuts de colonies
    • en complément d’autres actions
    • dans des zones ciblées

    Mais il ne remplace pas :

    • la surveillance du territoire
    • la destruction des nids par des professionnels

    Une action collective

    La lutte contre le frelon asiatique repose sur une vigilance partagée. Chaque geste compte, à condition d’être réfléchi.

    Protéger les abeilles, c’est aussi préserver :

    • la biodiversité
    • les paysages
    • l’équilibre naturel de notre territoire

    Complément :

  • Le frelon asiatique : vigilance sur les Rives de la Durenque

    Depuis quelques années, le frelon asiatique s’installe progressivement dans nos paysages. Désormais présent sur les Rives de la Durenque, il soulève des questions à la fois environnementales et pratiques pour les habitants.

    Un insecte qui s’adapte rapidement

    Originaire d’Asie, ce frelon s’est développé en France grâce à sa grande capacité d’adaptation. Il construit des nids en hauteur et se reproduit rapidement, ce qui favorise son expansion sur de nombreux territoires, y compris ruraux.

    Un impact sur les abeilles et la biodiversité

    Le frelon asiatique se nourrit principalement d’insectes, notamment d’abeilles. En chassant à proximité des ruches, il perturbe leur activité et fragilise les colonies.

    Cette pression a des conséquences sur l’équilibre naturel, car les pollinisateurs jouent un rôle essentiel dans la reproduction des plantes et la production agricole.

    Un risque à ne pas sous-estimer

    Le frelon asiatique n’est pas agressif à distance, mais il peut devenir dangereux lorsqu’il protège son nid.

    Les risques principaux :

    • piqûres douloureuses
    • réactions allergiques possibles
    • attaques en groupe en cas de dérangement

    Il est donc important de rester prudent, notamment lors de travaux de jardinage ou d’entretien.

    Comment reconnaître un nid ?

    Les nids sont généralement :

    • situés en hauteur dans les arbres
    • de forme arrondie
    • parfois difficiles à repérer en été

    On peut aussi les trouver dans des haies ou des structures abritées.

    Que faire en cas de présence ?

    Si vous suspectez la présence d’un nid :

    • ne pas s’approcher
    • ne pas tenter de le détruire soi-même
    • éviter toute agitation à proximité

    Faites appel à un professionnel qualifié
    Signalez la présence aux services compétents

    Prévention et bons gestes

    Pour limiter les risques :

    • surveiller les zones extérieures
    • éviter les sources de nourriture accessibles
    • rester attentif au printemps (début de formation des nids)

    Une détection précoce permet une intervention plus simple et plus sûre.

    Un enjeu collectif local

    La gestion du frelon asiatique repose sur une vigilance partagée. Habitants, collectivités et professionnels ont un rôle à jouer pour limiter son impact.

    Préserver les pollinisateurs, c’est aussi protéger notre environnement et notre qualité de vie sur les Rives de la Durenque.

    La carte est mise à jour dès un siglament.

    Voir en plein écran

    Pour aller plus loin : https://freelons.fr/

    freulon asiatique sur les rives de la durenque

    Complément :

  • Ouverture de la pêche : la truite et Durenquette donnent rendez-vous sur les rives de la Durenque

    Le samedi 14 mars, les rives de la Durenque retrouveront une animation bien connue des habitants du secteur. Bottes, cannes à pêche et regards attentifs vers le courant : la saison de la truite commence officiellement.

    Sur les rives de la durenque à Boissezon, les pêcheurs savent que ce rendez-vous marque chaque année le retour des matinées fraîches au bord de l’eau… et parfois celui des grandes histoires de truites « presque attrapées ».

    Une ouverture qui commence tôt

    La pêche est autorisée 30 minutes avant le lever du soleil. Autant dire que certains seront déjà au bord de la Durenque alors que la vallée dort encore.

    C’est souvent dans ce calme du matin que les premières tentatives ont lieu. Les pêcheurs scrutent les courants, testent les postes et espèrent apercevoir la silhouette d’une truite fario, poisson emblématique de ces rivières fraîches et rapides.

    Les règles du jeu pour les pêcheurs

    Comme toute activité de pleine nature, la pêche s’accompagne de quelques règles simples qui permettent à chacun de profiter de la rivière dans de bonnes conditions.

    Pour pêcher, il est nécessaire :

    • de posséder une carte de pêche valide,
    • de respecter les tailles minimales de capture,
    • de ne pas dépasser le nombre de prises autorisées,
    • d’utiliser des techniques et du matériel conformes à la réglementation.

    Mais au-delà des règles écrites, il existe aussi ce que les pêcheurs appellent simplement le savoir-vivre au bord de l’eau.

    Le respect de la rivière avant tout

    La Durenque reste un milieu naturel fragile. Les pêcheurs sont donc invités à :

    • respecter les berges et la végétation,
    • ne laisser aucun déchet,
    • rester discrets pour ne pas perturber la faune,
    • partager les postes de pêche avec courtoisie.

    Dans une petite vallée comme celle de Boissezon, tout le monde finit souvent par se croiser au bord de l’eau. Un bonjour, un sourire et parfois quelques conseils échangés font aussi partie de la tradition.

    Et bien sûr… Durenquette sera de la partie

    Impossible d’évoquer l’ouverture sans parler de Durenquette, la mascotte des rives de la Durenque.

    Selon certaines sources très sérieuses (ou presque), Durenquette aurait prévu de venir surveiller l’événement. Officiellement pour encourager les pêcheurs… officieusement peut-être pour vérifier que les truites ne se font pas trop embêter.

    On raconte même qu’elle pourrait être aperçue près de la rivière, observant la scène avec un petit sourire malicieux.

    Une journée conviviale au bord de l’eau

    Que l’on soit pêcheur passionné, promeneur matinal ou simple amoureux de la rivière, l’ouverture de la pêche reste un moment particulier dans la vallée.

    Le 14 mars, la Durenque retrouvera donc ses visiteurs, ses histoires de poissons un peu exagérées… et peut-être, entre deux éclaboussures, la discrète silhouette de Durenquette veillant sur la rivière.

    Informations générales sur la réglementation de la pêche dans le Tarn ici :

    Ce site renvoie aux arrêtés préfectoraux et à la réglementation appliquée dans le département.

  • Municipales dans les petites communes : la notion de liste complète a-t-elle encore un sens ?

    Municipales : dans les petites communes, la « liste complète » a-t-elle encore un sens ?

    Avec l’évolution récente des règles électorales applicables aux communes de moins de 1 000 habitants, une question revient souvent dans les discussions locales : la notion de “liste complète” a-t-elle encore une véritable signification ?

    La réforme du mode de scrutin, qui s’appliquera pleinement lors des prochaines élections municipales, modifie en effet certaines habitudes électorales bien ancrées dans les villages et les petites communes rurales.

    Une évolution du mode de scrutin

    Pendant longtemps, dans les communes de moins de 1 000 habitants, les élections municipales fonctionnaient selon un système particulier. Les candidats pouvaient se présenter individuellement, sans nécessairement appartenir à une liste structurée.

    Les électeurs avaient également la possibilité de modifier leur bulletin de vote, en rayant certains noms ou en en ajoutant d’autres. Ce système, appelé panachage, permettait une grande liberté dans le choix des futurs conseillers municipaux.

    Avec la réforme électorale adoptée récemment, ce fonctionnement évolue. Désormais, les candidats devront se présenter dans le cadre de listes déclarées, ce qui rapproche le mode de scrutin des règles déjà appliquées dans les communes plus importantes.

    En revanche, une différence importante demeure : les listes ne sont pas obligées d’être complètes.

    Une obligation de liste… mais pas forcément complète

    Dans les petites communes, une liste peut comporter moins de candidats que de sièges à pourvoir au conseil municipal.

    Concrètement, cela signifie qu’une équipe peut se présenter avec un nombre réduit de candidats, par exemple huit ou neuf personnes pour un conseil municipal qui compte onze sièges.

    Si des sièges restent vacants après l’élection, ils pourront être complétés ultérieurement, selon les règles prévues par le code électoral.

    Cette souplesse tient compte des réalités du monde rural, où il n’est pas toujours simple de constituer une équipe complète.

    Une notion plus politique que juridique

    Dans ce nouveau contexte, parler de “liste complète” ne correspond donc plus à une obligation légale stricte. La loi autorise désormais des listes incomplètes dans les communes de petite taille.

    Cependant, dans la pratique, cette notion peut encore garder une dimension symbolique ou politique.

    Présenter une liste complète peut en effet être perçu comme le signe qu’une équipe est prête à assumer pleinement la gestion de la commune, avec une répartition claire des responsabilités et une vision collective du projet municipal.

    À l’inverse, une liste plus restreinte peut parfois refléter les difficultés rencontrées pour mobiliser des habitants prêts à s’engager dans la vie publique locale.

    Des réalités locales qui demeurent

    Dans de nombreux villages, les élections municipales restent avant tout une affaire d’engagement local, souvent éloignée des logiques partisanes que l’on retrouve dans les grandes villes.

    Les listes sont généralement constituées d’habitants engagés dans la vie associative, économique ou sociale de leur commune. Les projets municipaux reposent souvent sur des préoccupations très concrètes : l’entretien de la voirie, la gestion des bâtiments publics, la vie associative, la solidarité entre habitants ou encore l’aménagement du territoire.

    La réforme du mode de scrutin vise donc principalement à clarifier le processus électoral, sans pour autant transformer profondément l’esprit des élections municipales dans les petites communes.

    Une évolution à observer

    À l’approche des prochaines élections municipales, il sera intéressant d’observer comment les habitants et les candidats s’approprieront ces nouvelles règles.

    Si la loi n’impose plus de liste complète, la capacité à rassembler une équipe solide et motivée restera sans doute un élément important pour construire un projet communal et assurer la continuité de la gestion municipale.

    Dans les petites communes, plus encore qu’ailleurs, la dynamique collective et l’engagement des habitants continueront de jouer un rôle déterminant dans la vie démocratique locale.

    À quelques heures du silence électoral

    À l’approche du scrutin et du silence électoral, moment durant lequel toute communication ou campagne doit cesser, les électeurs disposent de plusieurs choix dans l’isoloir.

    Ils peuvent voter pour l’une des listes candidates, exprimer un vote blanc, déposer un bulletin nul, ou encore choisir de s’abstenir en ne participant pas au vote.

  • Lancement du premier atelier Passerelle dédié au numérique

    Le programme Ateliers Passerelle ouvre un nouveau cycle de rencontres destinées à favoriser la découverte, la transmission et le partage de connaissances accessibles à tous.

    Le premier rendez-vous aura lieu le 28 mars 2026 à Burlats, à l’Orangerie – salle 1 de la commune de Burlats. Cet atelier inaugural sera consacré à la création 3D et à l’impression 3D, deux technologies aujourd’hui utilisées dans de nombreux domaines tels que l’industrie, la recherche, l’architecture ou encore l’éducation.

    Lors de cette rencontre, les participants pourront découvrir les bases de la modélisation 3D, qui consiste à concevoir un objet sous forme numérique à l’aide d’un logiciel, avant de le transformer en objet réel grâce à l’impression 3D, une technologie qui fabrique des objets en déposant la matière couche par couche.

    Cet atelier permettra ainsi de comprendre comment les outils numériques peuvent accompagner la création, l’innovation et la fabrication d’objets.

    Renseignements et inscriptions pour ce premier atelier : 06.30.12.13.21

    Un programme développé conjointement par deux associations de Boissezon

    Le programme des Ateliers Passerelle a été développé conjointement par deux associations de Boissezon : Palette Culturelle et Les Rives de la Durenque.

    Ces ateliers itinérants ont pour objectif de proposer des espaces de rencontre, d’apprentissage et de partage au plus près des habitants. Ils visent à faciliter l’accès à la culture, aux connaissances et aux pratiques contemporaines tout en favorisant les échanges entre les participants.

    L’ensemble des Ateliers Passerelle constitue un concept porté par les deux associations, dans le cadre de leurs actions culturelles, éducatives et citoyennes.

    Des ateliers autour des savoirs d’aujourd’hui

    Le programme Passerelle propose notamment des ateliers consacrés à la découverte des outils et pratiques numériques.

    Parmi les thématiques abordées :

    • la modélisation et l’impression 3D, pour comprendre les principes de la fabrication numérique ;
    • la rédaction de prompts, afin d’apprendre à formuler des instructions destinées aux outils numériques et aux intelligences artificielles ;
    • la découverte du scanner 3D, permettant de numériser un objet réel afin d’en créer une reproduction numérique.

    Ces ateliers permettent de mieux comprendre les technologies qui accompagnent aujourd’hui de nombreux secteurs d’activité.

    Des rencontres autour de la vie quotidienne et de la citoyenneté

    Les Ateliers Passerelle ont également vocation à aborder des thématiques liées à la vie quotidienne et aux enjeux de société.

    Parmi les ateliers envisagés :

    • des rencontres autour de l’éco-citoyenneté, afin de sensibiliser aux pratiques favorisant la transition écologique ;
    • des ateliers d’accompagnement administratif, pour aider les habitants à mieux comprendre certaines démarches et l’utilisation des services numériques ;
    • des initiatives favorisant le lien social, à travers des moments d’échange et de convivialité entre habitants.

    Ces rencontres contribuent à créer des espaces d’apprentissage accessibles et utiles au plus grand nombre.

    Création artistique et transmission des savoir-faire

    Le programme Passerelle souhaite également valoriser la création artistique et les pratiques culturelles à travers des ateliers dédiés à différentes formes d’expression.

    Dans le même esprit, certaines rencontres seront consacrées aux métiers et savoir-faire en voie de disparition, afin de favoriser la transmission de connaissances et de gestes qui risquent parfois de se perdre avec le temps.

    Ces ateliers permettront à des artisans, créateurs ou passionnés de partager leur expérience avec le public. Ils s’inscrivent dans une démarche de transmission des savoirs entre générations, créant ainsi une véritable passerelle entre traditions, pratiques contemporaines et nouvelles technologies.

    Des ateliers ouverts à tous

    Les Ateliers Passerelle sont conçus pour accueillir tous les publics, sans prérequis particulier. L’objectif est de permettre à chacun de découvrir de nouvelles connaissances, d’expérimenter des pratiques et de participer à des échanges dans un cadre convivial.

    En proposant ces rencontres itinérantes, le programme souhaite rapprocher les habitants des savoirs, des initiatives locales et des évolutions de notre société.

    Une initiative tournée vers la transmission

    À travers ces rencontres, les Ateliers Passerelle ambitionnent de créer des liens entre les savoirs traditionnels et les pratiques contemporaines, entre les technologies d’aujourd’hui et les connaissances héritées du passé.

    Contacts

    Association Palette Culturelle
    paletteculturelle.org@gmail.com

    Association Les Rives de la Durenque
    lesrivesdeladurenque@gmail.com

  • Silence électoral : ce qu’il faut savoir avant les municipales 2026

    À l’approche des élections municipales de mars 2026, une période bien particulière précède le vote : le silence électoral. Ce temps de pause dans la campagne vise à garantir aux électeurs un moment de réflexion, à l’abri des derniers messages de propagande.

    Les dates du silence électoral en 2026

    Pour le premier tour, organisé dimanche 15 mars 2026, le silence électoral débute le samedi 14 mars à 0h00 et se termine à la fermeture des bureaux de vote.

    En cas de second tour, prévu dimanche 22 mars 2026, la règle est identique : la période de silence commencera le samedi 21 mars à 0h00.

    Ce qui est interdit pendant cette période

    Durant le silence électoral, toute propagande électorale est interdite. Il est notamment interdit de :

    • distribuer des tracts ou documents de campagne
    • organiser des actions ou réunions électorales
    • publier ou partager des messages de soutien ou d’attaque contre un candidat
    • diffuser des sondages ou estimations de résultats avant la fermeture des bureaux de vote
    • relayer des messages de campagne sur internet ou les réseaux sociaux

    Ces règles ont pour objectif de permettre aux électeurs de faire leur choix sans influence de dernière minute.

    Les différentes possibilités pour les électeurs

    Le jour du scrutin, plusieurs choix s’offrent aux citoyens inscrits sur les listes électorales :

    Voter pour une liste candidate
    C’est la forme la plus classique de participation à l’élection.

    Voter blanc
    Le vote blanc consiste à déposer une enveloppe vide ou un bulletin blanc dans l’urne. Il est comptabilisé séparément depuis la loi de 2014 mais n’entre pas dans les suffrages exprimés.

    Voter nul
    Un bulletin est considéré comme nul s’il est annoté, déchiré, ou s’il contient plusieurs bulletins différents dans la même enveloppe.

    S’abstenir
    L’abstention correspond au fait de ne pas se rendre au bureau de vote. Elle est comptabilisée dans les statistiques de participation mais ne fait pas partie des votes.

    Chaque citoyen reste libre de choisir la manière dont il souhaite participer — ou non — au scrutin.

    Références légales

    Les règles relatives au silence électoral et à la propagande sont définies notamment par le Code électoral :

    Les électeurs sont donc invités à se rendre aux urnes le dimanche 15 mars 2026, et éventuellement le dimanche 22 mars 2026, pour élire leurs représentants municipaux.